Lissa Gasparotto

« Ce qui rampe n’est pas né ici » est une installation immersive où des figures fantomatiques, entre masque et larve, interrogent la mémoire du lieu et les états inachevés de la figure humaine.
À l’occasion du Festival de fin du Kooi, Lissa Gasparotto présente Ce qui rampe n’est pas né ici, une installation habitée par des présences troubles et silencieuses. Des figures fantomatiques envahissent l’espace, comme surgies du passé — peut-être les esprits oubliés du Kooi, anciens passagers de ses murs ruisselants et de son bassin déserté.
L’eau traverse l’œuvre de part en part : elle est inscrite dans la mémoire des pierres, dans les suintements, dans l’air même. Un souvenir liquide, diffus, qui imprègne les formes et les corps. Les visages rampants apparaissent plats et figés, à la manière de masques mortuaires. Appelés larves — du latin larva, signifiant à la fois fantôme et masque — ils évoquent aussi un état embryonnaire, une vie inachevée.
D’autres êtres semblent naître directement des murs, qu’ils transpercent comme pour émerger. À peine formés, presque familiers, ils troublent par leur apparence anthropomorphe. La figure humaine y est réduite à un état larvaire : un organisme en suspens, entre deux états, jamais totalement accompli, ni tout à fait vivant.
📅 19.06 — Open Talk
Durant le vernissage, ne manquez pas ce temps d’échange avec l’artiste autour de sa démarche.
👉 Un focus ? Lissa Gasparotto vous attend toute la soirée dans son atelier pour prolonger la rencontre.